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La pratique de l'Aikido

 

 

Aucune condition physique particulière ni aucune préparation préalable n’est nécessaire pour pratiquer cette discipline. Il suffit d’obtenir un certificat médical de non contre-indication à la pratique de l’Aikido (pièce à fournir lors de l’inscription).

Pratiquer à quel rythme ?

Chacun peut pratiquer et évoluer en fonction de ses capacités et de sa motivation. Aucune assiduité n’est obligatoire en Aikido : chacun pratique à son rythme en fonction de ses envies et de ses disponibilités.

La pratique est complètement adaptée à la vie moderne ; s’absenter quelques temps ne gêne ni le déroulement des cours, ni l’évolution de chacun. La progression de chacun n’est que le résultat de son propre investissement. Pour un apprentissage rapide et de qualité, nous conseillons aux débutants de pratiquer plusieurs fois par semaine.

Un cours d’Aikido classique se fait par des alternances de démonstrations de l’enseignant et de phases de travail des élèves. Lorsque le Professeur montre sa technique, il donne des explications générales sur ce qu’il faut réaliser ou mettre en place. Lorsque les élèves travaillent,  ils s’invitent deux par deux pour reproduire l’exemple donné par l’enseignant pendant que ce dernier en profite pour apporter des corrections particulières à chacun.

Débutants et Confirmés (Kohai & Sempai).

Il est impossible de pratiquer l’Aikido tout seul. Le nombre de pratiquants, sa diversité et son renouvellement, sont des conditions indispensables à l’évolution de chacun.

Les débutants sont souvent étonnés de voir qu’ils se trouvent dès le premier jour au milieu des plus confirmés. Le rôle de l’ancien est justement d’inviter le nouvel arrivant pour mettre ce dernier très rapidement sur la voie en lui donnant, à l’aide de bons repères, les moyens d’assimiler correctement toutes les bases de la pratique.

Si l’avantage pour le débutant est certain, il en est de même pour le plus ancien : imaginez deux élèves qui travaillent toujours ensemble, mois après mois ils finiront par tellement bien se connaître qu’ils ne pourront plus évoluer, tout sera devenu prévisible et connu, sans la moindre occasion de se remettre en question en se confrontant à de nouvelles difficultés.

Un proverbe oriental dit à ce propos « le semblable, c’est la mort » . Deux débutants ensemble auront peu de chance de progresser, et deux anciens peu de chance d’évoluer.

Une des principales richesses de l’Aïkido

est celle de la diversité de ses pratiquants.

Michael LEVY-NEUMAND Sensei

 La voie de l’autonomie.

On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante car on se trouvera très vite limité dans l’Aïkido.

Traditionnellement, c’est le plus ancien (Sempai), qui doit aider le nouvel arrivant (Kohai). De même, le plus ancien démarre le cours si le professeur (Sensei) est absent, en retard ou occupé. Le fait de s’occuper ainsi du moins avancé et de remplacer le professeur, incite l’ancien, non seulement à être plus attentif à ce qu’il fait, mais aussi à restructurer et intégrer systématiquement ce qu’il a appris.

Ce travail, qui n’est autre que le premier pas vers l’autonomie, est très riche  d'enseignements car il permet d’acquérir petit à petit les outils qui permettent d’enseigner et de s’auto-corriger. En gagnant en autonomie, l’élève devient petit à petit son propre professeur. Même s’il continue à suivre l’enseignement de son Sensei, il arrive à évoluer avec cohérence et efficacité dans une discipline qu’il a adaptée à sa propre personne.

 

Comme tout enseignement traditionnel,
la pratique de l’Aïkidô se décline sur 3 niveaux :
le premier est celui de l’imitation du modèle,
le deuxième est celui des premiers pas dans l’autonomie,
et au troisième stade le pratiquant est véritablement

autonome dans son apprentissage.
Alain PEYRACHE Shihan, « Les grades »

Un fonctionnement traditionnel.

La pratique de l’Aïkido nécessite un cadre et des règles spécifiques. Le Dojo est le « lieu où l'on pratique la voie ». Le garant de l’unicité du Dojo, de l’enseignement et de son authenticité, est le Sensei (« Maître » ou « Professeur » en Japonais). C’est lui qui dirige la pratique et l’enseignement de l’Aïkido et qui est responsable du cadre et de l’esprit dans lequel fonctionne le Dojo.

Il a donc autorité pour refuser ou accepter toute inscription à ses cours comme il se garde le droit de renvoyer un élève qui compromettrait la pratique.

Le fonctionnement du Dojo s’intègre complètement dans la pratique. Le Sensei s’entoure d’apprentis, (les Ushi Deshi), qui sont des élèves de confiance désirant s’investir un peu plus et qui ont chacun un rôle spécifique dans l’organisation du Dojo. Ces derniers, dont certains aspirent à devenir responsables de leur propre Dojo, travaillent pour aider le Sensei et pour apprendre les différents rouages qui leur permettront un jour de diriger et d’enseigner.

  

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